Trois familles,
une logique.

Toute chirurgie de la vision repose sur trois gestes distincts : remodeler la cornée au laser, supplémenter l’œil avec un implant phaque, ou remplacer le cristallin. Le choix entre ces approches n’est pas une préférence : c’est une indication, formulée après un bilan anatomique complet.

01

Le laser

Chirurgie cornéenne réfractive

Le laser excimer vaporise avec précision une fine couche de tissu cornéen pour en modifier la courbure et corriger myopie, hypermétropie et astigmatisme. Deux techniques sont proposées : la transPRK, qui agit en surface sans aucun contact chirurgical préalable, et le FemtoLASIK, qui crée un fin volet cornéen pour une récupération visuelle plus rapide. Le choix dépend de l’épaisseur cornéenne, de la biomécanique, de la correction souhaitée et du mode de vie.

  • transPRK — surface, sans contact chirurgical
  • FemtoLASIK — volet cornéen + laser excimer
  • KLEx — lenticule intracornéen non proposé actuellement
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02

L’implant phaque

Lentille additionnelle intraoculaire

Lorsque la correction est trop élevée pour un laser cornéen, ou que l’anatomie de la cornée contre-indique un remodelage, une lentille intraoculaire (ICL ou IPCL) est placée à l’intérieur de l’œil, devant le cristallin naturel. Celui-ci est conservé intact, de même que sa capacité d’accommodation. L’intervention est réversible.

  • ICL — Visian Implantable Collamer Lens
  • IPCL — implant phaque de seconde génération
  • Réversibilité — retrait ou échange possible
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03

Le cristallin et la cataracte

Chirurgie du cristallin

Lorsque le cristallin est opacifié (cataracte) ou trop rigide pour accommoder (presbytie avancée), il est remplacé par un implant intraoculaire calculé sur-mesure. Le choix de l’implant — monofocal, EDOF, multifocal ou torique — tient compte des antécédents réfractifs, des habitudes visuelles et des attentes du patient. Un calcul biométrique spécifique est requis après chirurgie réfractive cornéenne antérieure ou après kératotomie radiaire.

  • Chirurgie de la cataracte
  • Cataracte réfractive et cristallin clair
  • Implants : monofocal · EDOF · multifocal
  • Calcul après laser antérieur
  • Options après kératotomie radiaire
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L’indication précède la technique. Aucune chirurgie ne sera proposée si votre examen ne la justifie pas.

Dr Alexandre Balon

Questions fréquentes

Comment savoir quelle technique me convient ?

Aucune technique n’est meilleure dans l’absolu : le laser, l’implant phaque et la chirurgie du cristallin répondent chacun à des situations différentes. Le bon choix dépend de votre âge, de votre correction, de l’anatomie de votre cornée et de votre cristallin, et de vos attentes. C’est le bilan préopératoire qui le détermine — l’indication précède toujours la technique.

Pourquoi un bilan préopératoire aussi complet ?

Parce que chaque œil est différent. Le bilan cartographie le vôtre — topographie et tomographie de la cornée, biométrie, biomécanique — pour vérifier ce qui est réalisable en sécurité et orienter le geste vers ce qui vous convient. C’est cette représentation sur-mesure de l’œil qui conditionne le résultat, et c’est pourquoi la décision se prend après le bilan, jamais avant.

À partir de quel âge, et jusqu’à quel âge, peut-on être opéré ?

Pour le laser et l’implant phaque, une réfraction stable est nécessaire, ce qui écarte en général les patients trop jeunes dont la vue évolue encore. Habituellement, la correction se stabilise après 21 ans. Plus tard dans la vie, la presbytie puis la cataracte ouvrent d’autres options par la chirurgie du cristallin. Il n’y a donc pas d’âge unique : la fenêtre dépend de la technique et de votre situation, évaluée au cas par cas.

La chirurgie est-elle obligatoire, ou puis-je m’en passer ?

Pour corriger une myopie, une hypermétropie ou un astigmatisme, la chirurgie est un choix : les lunettes et les lentilles restent des alternatives parfaitement valables, et il arrive que la meilleure recommandation soit de ne pas opérer. La cataracte fait exception : lorsqu’elle gêne la vision, la chirurgie en est le seul traitement.

Vais-je vraiment ne plus jamais porter de lunettes ?

L’objectif est de réduire votre dépendance aux lunettes, non de vous promettre de ne plus jamais en porter. Selon la technique, la correction et l’évolution naturelle de l’œil — notamment la presbytie — un appoint peut rester utile dans certaines situations. Mieux vaut une attente réaliste qu’une promesse : c’est la condition d’une décision durable.

Comment se déroule le parcours, de la première consultation au suivi ?

Tout commence par le bilan préopératoire, suivi d’une discussion où la technique et ses limites vous sont expliquées avant toute décision. L’intervention elle-même est généralement brève et ambulatoire. Le suivi postopératoire fait partie intégrante de la prise en charge : la vision évolue, et les contrôles l’accompagnent dans le temps.

Ces techniques sont-elles sûres ? Quel recul a-t-on ?

La chirurgie réfractive dispose de plusieurs décennies de recul, et les critères de sélection se sont affinés au fil du temps. Comme toute intervention, elle n’est jamais sans risque ; les complications sérieuses restent rares, et le bilan préopératoire sert précisément à écarter les situations à risque. Les limites vous sont exposées au même titre que les bénéfices.

La chirurgie est-elle remboursée ?

La chirurgie réfractive (laser, implant phaque, échange du cristallin clair) n’est pas prise en charge par l’INAMI ; certaines assurances privées y participent. La chirurgie de la cataracte, elle, relève d’un traitement nécessaire et est prise en charge, même si les implants de technologie avancée peuvent comporter un supplément non remboursé.