L'implant ICL
L'implant ICL : une lentille intraoculaire additive et réversible pour corriger les fortes amétropies. Principe et déroulement de l'intervention.
Transcription
Bonjour, je suis le docteur Alexandre Balon, ophtalmologue à la Clinique Saint-Pierre Ottignies. Je vais vous parler aujourd’hui de l’implant ICL, dans le domaine de la chirurgie réfractive.
L’ICL est un implant commercialisé depuis plus de 25 ans aux États-Unis ; nous disposons donc d’un recul important sur son efficacité, sa tolérance et sa biocompatibilité à long terme.
L’ICL est un implant intraoculaire : il est ajouté à l’intérieur de l’œil sans rien enlever, un peu comme si l’on venait glisser une lentille de contact à l’intérieur de l’œil. Une petite incision de 3 mm de large est réalisée en périphérie de la cornée, afin d’y glisser l’implant entre l’iris — la partie colorée de l’œil — et le cristallin, la lentille interne de l’œil.
Cette technique est donc purement additive : on ajoute quelque chose, contrairement aux techniques laser, qui sont soustractives — on retire alors du tissu, ce qui les rend irréversibles.
Premièrement, l’ICL permet de corriger des défauts optiques extrêmes, allant jusqu’à −18 dioptries de myopie, jusqu’à +10 dioptries d’hypermétropie, ainsi que de nombreuses dioptries d’astigmatisme. L’ICL est par ailleurs un implant réversible, car il est aisément retiré de l’œil chirurgicalement, si jamais cela s’avère nécessaire. Enfin, l’incision pour implanter l’ICL étant minime, le risque de sécheresse oculaire est l’un des plus faibles des techniques de chirurgie réfractive, et quasiment aucune altération biomécanique de la cornée ne survient.
Finalement, le confort post-opératoire est excellent et la récupération visuelle très rapide, en quelques heures à quelques jours.